31 août 2007
Quand ça veut pas, ça veut pas.
Ce soir, à Questions pour du pognon, jouait mon amant médiocre du mois de mai.
Eh ben il s'est fait latter en finale, 14 à 1. Comme quoi, même quand ce n'est pas physique, il n'est pas performant...
Ma mère (qui ignore tout de ma vie intime, cela va sans dire) m'a dit: "Oh! Mais il est mignon!"
J'ai souri.
Ah, maman. Si tu savais...
Lettre ouverte à George.
George...
Tu m'inquiètes George.
Vraiment, ces derniers temps, tu n'es plus toi-même, et j'ai peine à te reconnaître.
Que t'arrive-t-il?
Tu sais que tu peux tout me dire, depuis le temps que l'on ne se connaît pas.
De quoi s'agit-il? stress? déception? maladie? Tu sais qu'il n'y a de mal que je ne saurais soigner, si tu me le demandais. Mais là, eût égard au coup de fil que tu ne me passes pas, tu me vois contrainte de t'interpeller de la sorte... Tu as un rang à défendre, permets-moi de te le rappeler. Il faut que tu réagisses, sinon c'est encore ce ridicule freluquet de Matthew McConaughey qui va te ravir le titre d'Homme le plus Sexy du Monde, qui te revient pourtant de droit. Mieux, il a été crée pour TOI. Mmmm. C'est ça que tu veux? Vraiment?
Ecoute, je n'invente rien, il suffit de regarder ces deux photos, prises à deux ans et demi d'intervalle, pour s'apercevoir qu'il y a quelque chose qui cloche:
A gauche, tu faisais la promotion d'Ocean's Twelve, fin 2004. A droite, tu étais au Japon, au début du mois...
A gauche, d'accord tu as un peu l'air con, mais à droite tu as surtout l'air d'une gigantesque pomme d'adam.
Sexy, ça ne veut pas dire squelettique. Un homme, ça doit avoir une certaine carrure. Alors certes, je ne te demande pas de revenir au poids que tu faisais pour Syriana, (même si franchement, je m'en accomoderais sans problème), mais simplement de faire un petit effort.
Ce n'est pourtant pas compliqué de manger. Tiens, moi par exemple, à l'heure où je t'écris ces lignes, j'ai sur la table une belle assiette de frites-mayo-cheddar, que je vais m'empresser d'engloutir de déguster avant que le livreur de Pizza Hut n'arrive, et avant de me confectionner un petit cheesecake double caramel dont tu me dirais des nouvelles. Eh bien oui, tu me contrains à manger pour quatre deux, ne serait-ce que pour te montrer à quel point ton état m'inquiète, et c'est purement par abnégation et sens du sacrifice que je tapisse mes artères d'acides gras saturés. Mais entre nous, j'aimerais vraiment que tu m'envoies un signe, pour me montrer que tu as compris et que tu ne souhaites pas me mener jusqu'à l'artérosclérose qui, nul doute, devrait rapidement se manifester...
Allez, George, s'il-te-plaît... Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour mon foie.
30 août 2007
La nouvelle de la journée
J'ai appris en début de semaine que j'étais finalement affectée en collège, à deux pas de Rouen. C'est un sacré soulagement, car si vous vous souvenez bien, je devais initialement aller bosser au bout du monde, enfin à Lillebonne quoi. Mais quelque part au fond d'un long couloir sombre et oublié du rectorat, il existe donc encore un spécimen rarissime d'être humain, un de ces êtres fragiles et précieux qui devraient être étiquetés "espèce en voie de disparition", un humble tâcheron dont l'âme s'éleve au-dessus de son ingrate condition, un homme qui n'use pas de son petit pouvoir pour vous bousiller la vie, bref un fonctionnaire avec un coeur.
Bon d'accord, le certificat de mon médecin a dû pas mal peser dans la balance, car j'ai toujours autant de malaises/vertiges, mais le résultat est là: en travaillant plus près de chez moi, je réduis mes trajets, et par là-même la chance d'avoir un de ces "black-outs" paralysant au volant, et donc de quitter ma voie pour venir par exemple vous percuter en face, vous.
Tous ensemble, chantons donc les louanges de ces nobles âmes qui comprennent les problème de ma life, et célébrons la renaissance de ma foi en l'espèce humaine.
Et faisons vite, parce que la semaine prochaine je retrouve des élèves de 5e, alors autant vous dire que je ne vais pas la garder longtemps, cette foi en l'espèce humaine...
29 août 2007
Parisian walkways
Allez, pour finir mon compte-rendu de vacances, je vais vous parler un peu de Paris, et de ce que j'y ai fait la semaine dernière.
Accompagnée d'une morue, j'ai donc d'abord emmené mes petits pieds trempés, pour changer, jusqu'à l'exposition Weegee. Weegee *attention minute culturelle* était un photographe de presse américain des années 3O et 40. Il était même alors LE plus grand photographe de ce genre, et les 228 clichés en noir et blanc qui sont actuellement exposés au musée Maillol rendent bien justice à son talent. Sa spécialité? Les crimes, incendies, et autres assasinats de gangsters en tout genre, mais toujours avec ce petit détail en plus, dans le cadrage, la lumière ou la composition, qui rend la scène unique, et tour à tour glamour, ironique, ou glaçante. Il y a également quelques clichés de célébrités, de Sinatra aux chanteuses du cabaret local en passant par Warhol, et d'autres plus engagés, puisque Weegee, en bon yankee new-yorkais, avait très tôt pris fait et cause contre la ségrégation raciale en vigueur à l'époque. Enfin, quelques clichés de scènes typiquement new-yorkaises, comme ces enfants dormant pêle-mêle dans les cages des escaliers extérieurs par de chaudes nuits d'été, ou ces précieuses bien ridicules, toute de fourrure vêtues et endiamantées à l'extrême, arrivant au Metropolitan Opera au milieu de la misère sociale la plus crasse.
L'héritage de Weegee? Une influence notable sur les artistes du Pop Art, Warhol en tête bien sûr, et plus avant encore, un statut de référence pour le genre noir hollywoodien.
Bref, il s'agit d'un splendide voyage dans le temps, dans une époque qui pour ma part n'a de cesse de me fasciner, à mi-chemin entre L.A Confidential et A Bronx Tale, avec une touche des Affranchis...
Courez-y! C'est jusqu'au 15 octobre...
Entrée 8 euros (TR 6 euros)
Musée Maillol, 61 rue de Grenelle, dans le 7e (métro rue du bac)
Ouvert de 11h à 18h, fermé le mardi.
En bonus, l'une de mes photos préférées, celle d'enfants jouant avec une bouche d'incendie. Classique, mais efficace!
***
Le lendemain, petite virée shopping, dans le Marais cette fois. Je dois dire que j'ai été hyper déçue par les petites boutiques vintage dont j'avais entendu parler deci-delà. L'une d'elles est pourtant soit-disant fréquentée par Sofia Coppola herself, en tout cas elle est dans les adresses que la miss avait données au NYTimes au titre de ses bons plans shopping à Paris. Eh bien il faut croire que je ne suis pas Sofia (ta-dah! quelle révélation), parce que moi je n'ai rien trouvé, si ce n'est que ça sent la poussière et la fripe pas fraîche.
Pour me rattraper de cette déception, je suis allée m'offrir du thé chez Mariage Frères, rue du bourg tibourg, avant de refaire le plein de lecture pour la rentrée dans une petite librairie dont la devanture m'avait tapé dans l'oeil. C'est seulement une fois à l'intérieur que je me suis aperçue qu'il s'agissait d'une librairie gay... Je me disais aussi, c'est dingue ce qu'ils ont comme littérature homo... Bref, j'en ai profité pour acheter le dernier Nothomb, "Ni d'Eve ni d'Adam". Comme d'hab', c'est un roman jubilatoire (autobiographique, dans la lignée de "Stupeur...", "Métaphysique..." et du "Sabotage amoureux"), super bien écrit, est-ce la peine de le préciser, mais... encore beaucoup trop court!! Le problème avec les livres de la Nothomb, c'est que c'est un peu comme Noël: on passe l'année à l'attendre, et puis quand il arrive on est super content, mais 4 heures après c'est déjà terminé...
J'ai également acheté un premier roman, "Mort aux cons", parce que le titre m'a fait délirer. L'auteur s'apelle Carl Aderhold, inconnu au bataillon. On verra bien ce que ça donne... mais il faut d'abord que je me fasse violence pour finir "La storia", d'Elsa Morante, 940 pages de déprime (je n'en suis qu'à 300 et je galère ma race... pas top comme lecture de pré-rentrée...).
Ma plus grande fierté de ce petit séjour parisien, c'est d'avoir passé une bonne heure et demi avec ma soeur dans les trois corners Vanessa Bruno du Printemps Haussmann, et... de n'avoir RIEN ACHETE!!! Non, je n'ai pas craqué pour un sac de sa nouvelle collection, ça a été super dur, surtout que ma soeur, elle, ne s'est pas privée, mais je l'ai fait!!! Sincèrement, je trouve que ça mérite bien quelques applaudissements. Voilà. Merci.
Maintenant... si je vous dis que pour évacuer ma frustration -légitime, ne dites pas le contraire- je suis allée me taper des macarons Ladurée, est-ce que vous applaudissez toujours?
Voilà, sinon ça va vous faire une belle jambe, mais j'ai croisé la divine Catherine Frot au Bon Marché, et le prochain parfum pour lequel je craque, quand je grandirai enfin et en aurai marre de mon parfum de jeune fille, c'est Datura Noir de Serge Lutens. Ou alors Burberry Brit, peut-être. Ou alors les deux...
Oh, je ne sais plus. Bon, je vais emmener mes problèmes de bobo au lit, il se fait vraiment trop tard pour bien réfléchir...
24 août 2007
La Cale
Autre bon plan, dans la foulée du Mont Saint Michel (je ne l'ai pas mis dans le même post, parce qu'il était déjà bien trop long...): si comme nous, après 6 heures de marche, un peu
de route ne vous fait pas peur, allez vous taper les meilleures moules
frites DU MONDE (haut la main, je n'exaggère jamais moua madame) à la Cale, à
Blainville-sur-Mer (50).
Mais alors attention, ce n'est pas vraiment un restaurant traditionnel... J'aime autant vous prévenir tout de suite plutôt que de vous envoyer là-bas sans vous préparer psychologiquement à ce qui vous attend.
Pour commencer, de l'extérieur ça ressemble effectivement plus à une cale (comme la vie est bien faite) qu'à un restaurant Gault et Millau. Ensuite, à l'intérieur, vous êtes accueillis par un boucan incroyable (les rires de contentement des gens qui ont la panse remplie et le gosier hydraté par le calva du patron), le mobilier est fait de bancs, chaises et tables dépareillés et chinés un peu partout, et aux murs sont accrochés les tableaux et canevas les plus kitchissimes qui soient, de travers évidemment, dans un enchevêtrement quasiment baroque qui moi me ravit (tant que ce n'est pas chez moi). En fait, ça, c'est sur 3 murs. Le quatrième, c'est la mer, et ça c'est chouette.
Ne regardez pas trop dans les coins si vous n'aimez pas les taches de graisse et les toiles d'araignées, concentrez-vous plutôt sur le menu. D'ailleurs, ça va être vite fait: en simplifiant, vous avez le choix entre moules-frites ou saucisse-purée. Bon en fait il y a deux ou trois autres trucs, mais je n'ai jamais essayé, et au moins avec les deux premiers, on est sûrs que personne n'a jamais été malade, au contraire. Mais la prochaine fois, je me suis promis de quand même essayer les huîtres et la teurgoule, elles ne peuvent pas être mauvaises, tépapotib.
Les moules, c'est à volonté, elles sortent de l'eau qui est à 10 mètres, et elles sont à se taper le c.. par terre. Frites et purée évidemment sont faites maison. Les saucisses grillent tranquillement à côté de vous dans l'âtre de l'ancienne cheminée qui trône au milieu de la pièce; moi je n'en mange pas, mais ceux qui ont essayé en général arrêtent de parler, préférant dévorer en silence.
Tout ça est servi à la bonne franquette, sans manières, c'est tout juste si ce n'est pas vous qui mettez la table! La cocotte de moules, tel un grâal fumant et odorant, est balancée au milieu de vous sur la table. Evidemment il n'y pas deux assiettes identiques, leur seul point commun c'est de toutes dater des années 60, à vue de nez. Si vous voulez une serviette, il faudra vous lever et aller chercher le rouleau de sopalin au bar. Pareil si vous n'avez pas le bide éclaté une fois le fond de la cocotte aperçu: commandez une crêpe au chocolat, et voyez la crêpe vous arriver avec à côté le pot familial de Nutella, dans lequel trempe un couteau qui a servi toute la soirée. A vous de la faire votre crêpe au chocolat!
Si vous tapez dans l'oeil du patron, il vous offrira peut-être le calva (il n'y a pas besoin de trop le pousser! ;o) ), à moins que ce ne soit "Zébulon" le cuisinier qui vous offre le massage...
Bref, allez-y, vous n'en reviendrez pas, ahah!
Sérieusement, pour l'ambiance complètement décalée et archi-détendue du slip, et surtout pour les produits, A-LLEZ-Y!!!!
La Cale
La plage, 50560 Blainville s/Mer
02.33.47.22.72
Compter une petite dizaine d'euros, avec le cidre évidemment...
Verdict: beûûûrk * pas de dessert merci * miam miam glou glou
Comment se cailler les miches au Mont Saint Michel
Il y a une sortie que j'avais très envie de vous conseiller à tous depuis plus d'un an maintenant, étant donné que je l'ai déjà faite l'an dernier, mais en serviteuse humble et dévouée que je suis, j'ai préféré attendre de la refaire pour confirmer mes impressions et vous garantir que c'est vraiment une chouette balade à faire. (Bon en fait, l'an dernier à cette date MFV n'existait pas encore, mais ça va, hein!)
Mais de quoi qu'elle parle?
Mais du Mont Saint Michel!
Enfin, de la traversée de la baie du Mont, pour être exacte.
Ok, ce n'est peut-être pas super original comme sortie, vu qu'on est environ 3,5 millions de gogos à visiter le site tous les ans, mais ça l'est déjà plus quand vous abordez cette sortie du côté écotourisme.
Donc déjà, écotourisme ça veut dire "on oublie la voiture", alors non, on ne va pas se garer sur cet immonde parking qui défigure la baie au pied du Mont pour juste marcher 5 minutes. Le Mont, il se mérite, point barre.
Alors on se retrouve au large, enfin, côté terre ferme quand même, hein, pas au large = dans l'eau, parce qu'en cette saison (comme en toutes les autres, d'ailleurs) la Manche est environ 15°C en-dessous d'une température humainement acceptable pour se baigner; on prend un bon bol d'air iodé, on sort ses petits petons de ses chaussures, et puis on se lance sur le sable, à l'assaut du Mont.
Ah oui, et puis on prend un guide avant quand même, parce que ça peut être dangereux tout seul, rapport aux courants, aux sables mouvants etc... Et quand je dis guide, je pense au modèle qui marche et qui parle, pas au modèle qui se met dans la poche et qu'on ne sort que quand on a envie de faire pipi et qu'il n'y a plus de papier.
Le notre, de guide, est carrément sympa. C'est un pro, attention, la baie il la connaît comme si c'était lui qui avait apporté tous les grains de sable un par un. (Et puis, ça ne gâche rien, il est plutôt bien fait de sa personne, avis aux amatrices de grands bruns athlétiques, héhé...)
(Ne vous affolez pas, je vous donne ses contacts à la fin de ce post, patience.)
Mais je me reprends. Avant que vous ne vous ruiez sur son site ou son mail, il faut que je vous prévienne que plus haut, lorsque je parlais de chouette balade, je ne voulais pas vraiment dire balade (c'est atroce de devoir tout le temps s'expliquer, vous ne pourriez pas y mettre un peu du vôtre franchement...). Ne nous voilons pas la face, c'est du sport, le Mont. Si vous signez, c'est pour 6 heures de marche, et à un rythme soutenu, je vous aurais prévenus. Mais pieds nus, dans le sable, ça passe presque tout seul...
On zigzague sur la baie, pour aller voir des casiers à crevettes, pour traverser les rivières là où elles sont traversables, on passe par Tombelaine, l'autre petite île à côté du Mont dont on ne parle jamais, et puis enfin on arrive au Mont.
Ce qui est super à pied, c'est que l'on a vraiment le temps de le regarder, sous tous les angles, et d'admirer le génie architectural de l'endroit. On arrive par derrière le Mont, on entre non pas par la grande porte que tout le monde connaît mais par une ancienne porte du chemin de ronde. Et là, c'est l'enfer. Bah oui, puisque l'enfer c'est les autres, et que le temps de traverser la baie, seul au milieu des éléments déchaînés, vous aviez oublié que les autres existaient...
Une fois au Mont disais-je donc, vous avez le choix entre filer tout là-haut pour admirer la vue (et en rechier un coup parce que déjà venir à pied ça suffit pas, vous avez envie de vous taper toutes les marches) ou bien rester en bas, à écumer les boutiques de souvenirs et le restaurant de la Mère Poulard comme tous les touristes étrangers en mal d'authenticité. Vous apprendrez au passage que sur ses 3,5 millions de visiteurs, seuls 1,5 million font l'effort de vraiment gravir le Mont. Oui vous avez bien compté, en gros il y a 2 millions de feignasses.
Après cette escale qui vous latte les jambes, vous en avez encore pour 2 bonnes heures de marche pour retourner au point de départ. Mais deux heures croyez-moi ça passe super vite, quand on a le nez rivé sur les jambes fines et musclées du sexy guide... rrrrrrrrrrrrrr
Je m'emballe. Si ce guide est super, c'est surtout par sa connaissance de la faune et la flore locales, qu'il vous explique l'air de rien en marchant à 10 km/h... Nan, je déconne, il fait plein de pauses pour que tout le monde récupère et entende bien ce qu'il dit. Il explique également la méthode de désensablement de la baie, et puis toute son histoire. Il nous emmène aussi jouer dans les sables mouvants (ceux où on ne risque rien, détendez-vous) et nous apprend comment en sortir.
Si je récapitule, on ressort de là ra-vis!!! Crevés, certes, mais ravis Thérèse.
Bref, une visite complète et intelligente, et même pas onéreuse, puisque Steph' (ouais j'ai envie de l'appeler Steph', si je veux) ne prend que 10 euros par personne! Donné, non?
Il propose également des traversées de nuit (mmmmm...), ou en VTT, en canöe... Vous avez le choix de l'instrument de torture, classe non?
M'enfin, vous en saurez plus en allant directement sur son site ou en le contactant par le moyen que vous voulez, je ne fais pas durer le suspense.
J'espère simplement que vous me croyez quand je vous dis que c'est absolument A FAIRE!!! Il n'y a qu'à voir nos mines réjouies sur la photo, et ce malgré la météo!!
Stephane GUENO
Guide Agréé
1 rue de
tombelaine
50300 Le Val Saint Pere
Tel : 0233681000 / 0614705514
courrier@sport-evasion-fr.com
www.sport-evasion-fr.com
En temps normal, il faut prévoir bouteille d'eau, casquette et crème solaire, et c'est vraiment génial, mais la mode printemps/été 2007 au Mont, ça aura plutôt été ciré et moufles... Tant pis... J'espère juste que vous aurez plus de chance que nous question pluviométrie et ensoleillement...
Avec toutes mes confuses...
Si si, sincèrement, je suis navrée de vous avoir laissés tomber comme ça, sans explication, pendant trois interminables semaines... Mais vous devez commencer à avoir l'habitude... (soupir)
C'est que, voyez-vous, ma vie est absolument trépidante, et cette trépidation n'est pas forcément le corollaire d'une activité ouèbesque soutenue. Autrement dit, je ne me suis pas ennuyée, parce que j'ai retrouvé une vraie vie normale, au grand air, avec des vrais gens et loin de mon ordi-chéri. Bref, j'ai redécouvert à l'occasion que je n'étais pas une vraie geekette, puisque j'ai réussi à survivre loin de mon pc si longtemps. C'était même tellement bien que j'ai tout fait pour prolonger...
Elle est pas belle la vie?
L'inconvénient, c'est que moi ce n'est pas la réalité qui me rattrape, mais la virtualité...
Je suis donc rentrée dans mes pénates hier soir, ravie et vannée comme il se doit, et aujourd'hui en ouvrant ma boîte mail, PAN!!!!
Dans ma face.
Bah oui, 3 semaines de silence mailistique, et ma boîte trépigne, suffoque et gémit. Tant de réponses en souffrance, mon dieu, comment vais-je m'en sortir? Et je ne parle même pas de ce blog, j'ai peur d'aller voir les statistiques, les dates de vos derniers commentaires... Oups.
Mais comme je suis une brave fille que le travail n'effraie pas, je vais de ce pas m'atteler à la tâche, et fractionner un peu le compte-rendu de mes aventures pour que ce soit plus digeste à lire et à regarder. Je vais aussi mettre à jour mes albums photos, il est grand temps. Bref, je m'en vais toiletter MFV pour la rentrée. Mais pour la bannière, je vous le dis tout de suite, faut pas rêver, je n'ai pas fait de stage photoshop au mois d'août, je vous ai dit que j'étais au grand air et loin de tout pc...
Alors oui, je vais mettre les mains dans l'infâme cambouis html de l'interface admin pour un bout de temps... Si vous avez des remarques, des suggestions (des plaintes?) vous savez où me trouver!!
A très vite...
02 août 2007
Sous le soleil exactement...
Me revoilà!
Alors, on a bien ramené tous les enfants ados -pardon- à leurs parents la semaine dernière, qui l'eût crû?
On a galéré notre race pour ramener tous les bagages le shopping -soyons honnête- jusqu'à Gare du Nord, mais on l'a fait!!
On a rencontré quelques parents, il a fallu être diplomate: "Non non tout s'est très bien passé, oui votre fille est adorable, non elle n'a pas allumé tous les garçons de la colo, elle est juste très affectueuse hein, oui votre fils s'est très bien intégré, le groupe l'a-do-rait, d'ailleurs ils lui ont refilé ce bleu en jouant avec lui surtout pas en voulant le jeter sur les rails devant l'eurostar..." Etc.. Du grand art, c'est moi qui vous le dis.
Et puis il a fallu dire adieu à nos jeunes. La rapidité avec laquelle l'on s'attache parfois à certaines personnes ne lasse pas de me fasciner. Eh oui, certains ados vont clairement me manquer, alors que j'ai déjà oublié le prénom et bientôt jusqu'à l'existence même de certains autres. Bon je vous rassure je n'ai pas pleuré hein, fopadékoné. Mais... y'avait un tout petit pincement au coeur quand même (c'est bon signe, ça veut dire que finalement j'en ai encore un).
Enfin, il y avait les deux autres accompagnatrices, avec lesquelles j'ai adoré passer ce séjour. Je savais déjà que ma collègue-copine était quelqu'un de bien, mais en plus j'ai découvert une autre jeune femme, fine et drôle, jolie et enjouée, dont je pense -et à laquelle je souhaite- tout le bien du monde.
Ne vous fiez quand même pas à cette dernière note idyllique, parce qu'en vérité j'en avais marre des "packed lunches" sans compter que le dernier jour mon sandwich était carrément moisi (non, ce n'est pas une expression pour dire mauvais, il était vraiment moisi, avec des trucs verts sur le gruyère et tout et tout). Qui plus est, je n'étais vraiment pas fâchée de quitter enfin cette météo de %$#&? que l'on a eue pendant 15 jours. Et encore, il paraît que je dois m'estimer heureuse de n'avoir pas subi les inondations, parce que dans le reste du pays c'était le chaos total...
Bon bref, Liverpool 2007, c'est fait. A peine rentrée dans mes pénates et deux tournées de machine à laver plus tard, me voilà repartie sur les routes de France. Je vous écris donc de Soulac-s/Mer, joli petit village du Médoc, où je mets un point d'honneur à ne strictement rien faire, hormis bronzer. Enfin, "m'allonger au soleil enduite de crème en espérant bronzer et pas cramer" serait plus proche de la vérité. Jusqu'ici, tout va bien, sauf l'arrière des genoux que j'ai oublié de tartiner hier et qui a donc bien rougi mais j'ai de la biafine, merci de vous inquiéter.
Après le ouikende morues début juillet, je sacrifie en fait à une autre tradition: les vacances en famille. Attention, quand je dis famille je ne pense pas papa + maman + frère + soeur + pièces rapportées/progéniture. Non, j'entends famille au sens large. Voire très large. Bon... comment expliquer? Je ne vais pas vous dessiner un arbre généalogique, j'ai déjà passé assez de temps sur cette borne internet et ma serviette m'attend au bord de la piscine. Vous voyez la famille Corleone? Ben... c'est à peu près ça. C'est pas une famille, c'est un clan. En bref, on est 18. J'ai dans le lot mes parents, ma soeur et sa petite famille, des oncles, des tantes, des cousins, des cousines, leurs maris, leurs femmes et leurs enfants, et encore on n'est pas au complet. Tout ce petit monde cohabite gentiment pendant une semaine tous les étés. Autant vous dire que c'est un joyeux bordel. De loin, je suis même sûre que l'on nous prend pour des gitans. D'ailleurs, heureusement que la cousine qui joue de la guitare n'est pas venue, là on était grillés. Mais voilà, on se marre là encore, on prend le temps de se retrouver, habitués que l'on a été à grandir ensemble, faire les 400 coups ensemble, partager de bons gueuletons ensemble...
Quand j'étais petite et ado, il y avait encore la grande maison de famille, c'était pratique pour se retrouver, mais voilà, elle a été vendue, et avec elle c'est un gros bout d'enfance qui a disparu, même si je suis sûre que les pelouses y résonnent encore de nos fous rires enfantins. Alors on compense comme l'on peut, et maintenant on se retrouve dans des endroits différents tous les ans, des centres de vacances, des campings, peut-être un jour un chalet au ski -j'aimerais bien- peu importe au fond, on recommence nos jeux et nos fous rires jusqu'à tard dans la nuit, on déplore qu'untel ou untel n'aie pas pu venir cette année et on lui envoie une carte postale gribouillée de conneries incroyables, on s'occupe des enfants des autres -la nouvelle génération- un peu comme si c'était les siens, on se cogne les genoux dans les pieds de la grande table parce qu'à 18 on est vachement serrés et que c'est vraiment pas pratique, on prend son tour de vaisselle en maugréant ('tain, 18 assiettes!) et puis on finit par sourire en arrosant ceux qui chambrent, on regarde le petit dernier apprendre à nager... La dolce vita quoi...
Allez, j'ai été assez bavarde. Je m'éclipse sur la pointe des pieds pour ne pas effrayer les cigales, et vais me glisser dans l'eau fraîche...
Et vous, vos vacances? Vous avez des traditions familiales comme ça aussi? des souvenirs d'été d'enfance?





