31 octobre 2007
Réunion de bloggeurs
Petit billet rapide, et bien après tout le monde as usual, pour reprendre l'info que Sébastien Bailly du Grand Rouen organise une rencontre de bloggeurs rouennais jeudi 8 novembre au Riff, 35 rue Lenôtre, à 20h30.
Je sais déjà que j'aurai le plaisir d'y voir certains d'entre vous, n'est-ce pas Ad et David? ;)
Mame Zigouis, Monsieur Plus, j'espère bien vous y voir aussi, et puis tous les autres qui hésitent encore... Allez viendez tous les gens, ça va être sympa, et en plus si j'ai tout bien compris y'a même pas besoin d'être vraiment bloggeur pour venir se bourrer la gueule en web 2(gr).0. La classe non?
D'ici là je vais quand même tâcher de poster plus régulièrement, maintenant que je récupère un peu de ma dépression post-chabalienne, et même si entre vous et moi les vacances jours passent à une vitesse folle... Enfin si je peux me fier à ma poisse quasi-légendaire, ces jours qui viennent devraient m'apporter de quoi nourrir ce blog pendant un petit bout de temps, entre un déménagement demain, une excursion aux Masters de tennis de Bercy vendredi (en quête d'Arnaud Clément, attention), une réunion de famille et des travaux qui devraient ENFIN commencer chez moi, vous allez avoir de la lecture!
A très vite...
26 octobre 2007
L'école m'a tuer.
Enfin... presque.
C'est qu'elle est coriace MFV, faut pas croire.
Mais des fois, elle a des coups de mou, et puis aussi tout plein d'autres choses à faire, et à vivre, tout ça tout ça...
Alors que s'est-il passé d'exaltant dans ma petite vie?
D'abord j'ai repris les cours, après 15 jours de vacances convalescence, et là ça a été chaud les marrons. Enfin, chaud les carnets (et les oreilles) des élèves qui ont cru que c'était la fête pour mon retour. Mais avant, j'ai d'abord dû faire face aux folles rumeurs qui couraient dans le collège sur la raison de mon absence. Une fois qu'ils ont bien été obligés de constater que j'étais hélas toujours en vie, j'ai dû démentir que j'avais été accidentée, agressée, torturée, enlevée par un commando tchétchène, ou enrolée par le effbiaille.
La vérité étant moins héroïco-épique, j'ai juste laissé planer le doute sur ma résurrection après un banal accident de la route.
Ensuite, le principe de réalité a vite repris ses droits, et au bout de deux jours un élève était tellement content de me revoir qu'il m'a dit que je l'emmerdais. Bien sûr il voulait dire en vérité que je lui avais manqué et qu'il était infiniment ravi que je revienne lui professer la bonne parole (et les bonnes manières), mais moi je suis très premier degré, alors je l'ai quand même viré, avec moult coups de pied imaginaires dans son gros derrière en jogging.
Mais je ne lui en veux pas, je me dis que ce n'est pas de sa faute et j'ai même pitié de lui, car en le voyant je pense toujours à cet éminent philosophe des temps modernes, Coluche, qui disait fort à propos que tous les hommes seraient égaux, mais que certains seraient petits, gros, moches et noirs et que pour eux ça n'allait vraiment pas être facile. Du coup, ben j'en rajoute pas une couche.
Grosso modo, pendant 15 jours j'ai dû redoubler d'efforts et donc d'énergie auprès de ces chers petits pour obtenir ma part de leur temps de cerveau disponible. Un vrai chemin de croix. Je devrais me reconvertir en publicitaire tiens, j'aurais peut-être plus de succès. Ou en tout cas plus de thunes.
Entre ça et les diverses tentations (culturelles, voyons) du soir, je n'ai donc pas eu beaucoup de temps pour mettre cet endroit à jour...
Mais je ne doute pas une seconde que vous allez être ravis d'apprendre que la soirée d'ouverture d'Automne en Normandie était fabuleuse (magnifiques et dépaysantes Fleurs Noires), que la petite série de concerts au 106 en ce moment vaut le détour (s'il reste des places), et que mardi j'ai été littéralement bluffée par Aaron, dont le chanteur a une présence et une voix véritablement envoûtantes. Moi qui craignais que ce soit un peu mou-du-genou! Que nenni. Leurs compos sont magistralement orchestrées et interprétées, et leurs reprises (Billie Holiday, Leonard Cohen, Björk, que du bon!) n'ont pas grand chose à envier aux originales. Voilà pour la minute groupie.
Ah oui, et si je me culture autant c'est grâce à chéri-chéri, qui est toujours partant et qui rajoute en plus le traitement VIP (ah! l'incommensurable plaisir d'arriver après 800 personnes et de remonter crânement la file qui attend dans le froid pour rentrer en premier... je kiffe grave ce genre de passe-droits, sans doute mon côté UMP inavoué...).
Chéri-chéri qui ne lasse pas de m'étonner agréablement d'ailleurs, puisqu'il faut tout vous dire. Avec lui j'ai appris que l'on pouvait fêter la première amende de stationnement de sa vie avec un bouquet de roses rouges... La classe, non?
Et puisqu'un bouquet de fleurs n'arrive jamais seul, aujourd'hui c'est une élève qui m'en a offert un, pour la Toussaint. Non, parce qu'on parle toujours des cancres, des petits cons qui nous pourrissent la vie etc, mais moi je trouve qu'on ne parle pas assez des fayots.
Rhôôôô... la vilaine. Alors qu'en fait je suis super contente et touchée, moi la nostalgique du temps où les élèves apportaient des pommes ou des friandises à leur maître d'école. Touchée, je l'ai aussi été hier lorsque j'ai vu 4 furies sortir en courant de la fnuc en criant "madaaaaame!" au milieu des gens qui passaient. "Madame", c'était moi. Les furies, 4 anciennes élèves, toutes fières de me dire qu'elles avaient eu leur bac et qu'elles étaient maintenant étudiantes, mais que quand même c'était trop bien les cours avec vous. Si je vous le raconte c'est parce que dans ces cas-là j'envoie la modestie au diable et je ne boude pas mon plaisir, ça fait tellement de bien à entendre! J'en ai encore la larmichette à l'oeil. Surtout qu'elles se destinent toutes à devenir infirmières, et que ça c'est le bon plan pour obtenir un deuxième dessert sur son plateau repas quand on est à l'hôpital... Rigolez-pas, ça peut toujours servir, j'en sais quelque chose.
09 octobre 2007
Coupe du monde de rugby, suite et pas fin.
Les amis, on a un problème...
Depuis ce week-end, les statistiques de ce blog ont fait un bond fulgurant... Perplexe, j'ai d'abord pensé que ça y était, le monde avait enfin pris conscience de mon génie*, peuf peuf. Puis, à la réflexion, je suis quand même allée voir dans les mots-clés de l'interface admin pour tenter de trouver une explication un tant soit peu plus rationnelle et convaincante.
Là, surprise! il semblerait que neuf personnes sur dix arrivent désormais ici en googlant "sébastien chabal" ou encore sa variante "chabal torse nu"...
Et m'est avis que dans le lot de tous ces néo-chabaliens, il n'y a pas que des femmes, si vous voyez où je veux en venir...
Moi j'ai envie de dire: alors messieurs? On jette un oeil discrètement sur le nouveau fantasme de son épouse? On connaît enfin sa petite crise d'humilité? On envisage de se remettre au sport? On reconnaît son maître? On s'incline devant l'idole? Et accessoirement, on comprend mieux ce que ça fait de voir placardées partout les plastiques de Gisele Bündchen ou d'Eva Longoria?? Hum?? Ca énerve, hein?!?
Finalement, ce n'est qu'un juste retour de baton si vous:
- l'enviez
- le maudissez
- envisagez d'annuler votre rendez-vous chez le coiffeur (après tout c'est pas mal les cheveux longs)
- oubliez bizarrement de racheter des rasoirs (ça a toujours été une corvée pour vous le matin)
- vous retrouvez à proférer à votre moitié de pathétiques mesquineries du genre "pffff, en plus t'es ridicule, c'est même pas le meilleur joueur de l'équipe".
Comme si c'était ça l'important ou la raison pour laquelle il avait été sélectionné. Comme si Clara Morgane savait vraiment chanter, comme si Paris Hilton était vraiment photogénique ou Angelina Jolie bonne actrice.
Je finirai, mesdames, en paraphrasant James: ça, c'est rien que pour vos yeux...**
crédit photo: ????
Vous pouvez cliquer pour agrandir. Et vous avez Fabien Pelous en prime.
De rien.
*ndlr: on se calme! c'est au moins du quinzième degré!!
**Un très grand merci à Hélène pour le lien.
02 octobre 2007
Tumtumtadum, tumtumtadum
Ne faîtes pas ceux qui n'ont pas reconnu, bien sûr que oui c'est la marche nuptiale!
Non, ce n'est pas moi qui me marie, voyons... Il s'agit de ma super copine Dotty, qui s'est dégoté un sacré petit chéri, un modèle "Vincent" haut de gamme, avec toutes les options qui vont bien, et qu'elle a rendu fou d'elle, hop! comme ça.
Un déménagement à San Diego ensemble et quelques semaines plus tard, les voilà qui nous apprennent la bonne nouvelle: ils ont eu le premier citron de leur jardin, y ont vu un signe, ou quelque chose comme ça, et vont se dire oui (enfin, techniquement ce sera plutôt un yes). Ok, c'est un peu pour que Dotty puisse avoir un permis de travail étasunien, mais c'est surtout par
amour, et ça, snifffff, c'es trop beauuuuuuu!!!
Alors toutes mes félicitations à eux deux, et qu'ils ne pensent pas s'en tirer comme ça, il va falloir nous faire la totale en rentrant en France!!!
Dotty: Keep cool honey. And if you get cold feet, remember that what happens in Vegas stays in Vegas! ;o)
Vincent: Just kidding! Oh, and don't mess up with her, dude.
Love you both!
p.s: Dotty, deux petits souvenirs, pour le fun...
01 octobre 2007
Shame on me.
Avec tout ceci, je n'ai même pas pensé à vous remercier chaleureusement vous aussi pour vos adorables messages et voeux de bon rétablissement... Quelle honte! Alors voilà, je vous le dis tout haut en vous regardant bien droit dans les claviers:
MERCI !!!!!
Vous êtes vraiment trop choux tous... Ca fait drôlement plaisir au retour, croyez-moi. Par contre, puis-je signaler à monsieur plus qu'il a dû commettre une erreur en recopiant mon numéro de chambre sur le colis de macarons qu'il m'a, je n'en doute pas, très gentiment envoyé, parce que je n'ai rien vu arriver. Non. Rien.... Enfin bon, moi je dis ça je dis rien... ;o)))))))
Pour finir la série des "la honte sur moi pendant 3 générations", il faut quand même que je vous parle du nouveau petit gadget trésor de la famille. Oui, depuis le temps, mymummyvalentine a accouché, vous vous en doutiez, et moi ce jour-là, comme la gourde que je suis, j'étais trop excitée et émue
pour mêm
e penser à mettre un billet ici, bouuuuh.
Alors parce que je prends mon rôle de tatie TRES AU SERIEUX, je vais ruser avec l'interface admin et insérer ni-vu-ni-connu-je-t'embrouille un post le 18 septembre, jour qui vit la naissance du divin enfant. Comme ça quand
il sera grand et en âge de lire ce blog, il n'aura pas à se taper 5 ans
d'analyse pour comprendre pourquoi sa tatie chérie n'a pas annoncé sa venue au monde à grands renforts de trompettes, comme elle l'avait fait pour son grand frère. De toute façon, d'ici là, il aura sans doute compris tout seul que sa tatie n'est pas un monstre dépourvu de coeur, elle est juste parfois un brin
dépassée par les événements... (J'ai dit parfois.)
Et puis maintenant que j'ai des photos (ENFIN!!), ça va être plus sympa aussi de vous parler de lui. Donc on se donne rendez-vous il y a 15 jours, ok?
Rossedégueulasse.
Bon ben, me r'voilà.
Inutile que je vous raconte ce qui m'est arrivé hein, vous êtes déjà tous au courant...
Je vais juste dire que si cela n'avait tenu qu'à moi, je ne serais sans doute pas rentrée dans les détails... Bah oui quoi, un kyste, ce n'est ni très glorieux, ni vraiment glamour... Même le mot est moche, alors comme ça...
Alors qu'en disant juste que j'avais fait un petit détour par le bloc opératoire, j'avais THE méga-occasion de vous faire croire que cette fois-ci c'était pour de vrai, j'avais vraiment filé un rein à un petit malheureux qui en avait besoin... Mais là, évidemment, mon kyste je ne l'ai refilé à personne. A moins qu'il n'y ait un collectionneur d'un genre douteux à l'hôpital, sait-on vraiment jamais?
En y réfléchissant, maintenant qu'on est intimes, vous et moi, et puisque vous êtes encore là, c'est peut-être que vous en voulez plus, de détails? Je ne sais pas moi, je demande!
Au cas où, en bloggeuse dévouée corps (sic) et âme à ses lecteurs, eh bien je vais vous en donner, des détails!! Attention, si vous avez le coeur sensible, c'est le moment de cliquer ailleurs, je vous aurais prévenus.
Alors Charles Nicolle, c'est pas mal, sauf les urgences où ils vous font attendre même quand il n'y a strictement personne. Mais c'est peut-être de ma faute, à vouloir rester digne, alors que si j'avais gémi plus fort ou avais chialé ma race (je n'aurais pas trop eu à me forcer, notez), ils se seraient peut-être bougés plus vite. Enfin, quand ils se sont bougés, j'ai eu droit au traitement VIP: attention, pas une, mais TROIS gynéco sont venues s'occuper de bibi, qui a donc eu droit à autant d'examens euh... approfondis. Si c'est pas la classe internationale ça... :o(
***Rappel: il est toujours temps d'aller voir ailleurs, venez pas vous plaindre après***
J'ai juste eu le temps d'appeler le boulot pour dire que euh, non, décidément je n'allais pas pouvoir venir bosser aujourd'hui, et zoup! au bloc. Non sans qu'une infirmière passe me voir avant, pour me faire abandonner le peu de dignité à laquelle j'essayais encore de m'accrocher à ce moment-là: dans l'ordre, on m'a enlevé le vernis à ongles que j'avais patiemment appliqué quatre jours auparavant sur mes délicats orteils, puis on m'a ordonné d'enfiler d'immondes bas de contention, avant de venir ruiner en 2 minutes avec un rasoir des années de visites assidues chez l'esthéticienne. C'est vraiment à ce moment-là que j'ai cru craquer et ne pas réussir à retenir mes larmes et un violent "Noooooooooooooooooon!" qui montait du fond de ma gorge. En même temps, je ne peux m'en prendre qu'à moi: si j'étais allée chez l'esthéticienne la veille comme j'étais censée le faire, au lieu de faire ma grosse feignasse... Tout se paye en ce bas monde ma pauvre Lucette, tout. Bon, je vous passe la charlotte obligatoire sur la tête pour entrer dans le bloc et l'espèce de chemise de nuit à pressions dans le dos qu'ils vous font enfiler pour vous parader dans les couloirs, je pense que vous avez déjà un aperçu suffisant de ma détresse...
Du coup, j'étais super contente qu'ils m'endorment fissa, au moins je n'aurai qu'un souvenir relativement bref de cette agonie girly. Quand j'ai senti la chaleur salvatrice me monter dans le bras, j'ai juste eu
le temps de faire un grand sourire à la demi-douzaine de petits bonshommes verts penchés sur moi, penser à lui là à droite, lever deux doigts de la main en signe de paix et glousser "à d'taleur les gars".
Hop, à moi SuperMorphée. L'anesthésie, ça c'est de la bonne came... Je ne sais pas ce qu'ils te mettent exactement dans les veines, si le produit était blanc ou quoi comme ma soeur me l'a demandé (genre j'ai pensé à regarder), mais alors waouuuuh! J'aurais bien aimé que ça dure plus longtemps en fait, parce que quand ils m'ont redescendue dans la chambre je n'étais plus assez dans la gase pour ignorer les glouglou permanents provenant du lit de ma voisine, une brave dame au demeurant, enfin je crois parce qu'avec son accent cauchois de ouf je ne comprenais pas grand chose de ce qu'elle me racontait, alors du coup j'étais obligée de faire semblant de dormir presque tout le temps.
Le reste va aller assez vite à raconter, parce que tout s'est bien passé. La famille a rappliqué aussitôt pour assister, recueillie et inquiète, à mon réveil (Marie-Antoinette sors de mon corps!!!), et me chouchoute à fond depuis. Et puis ce jeune homme que je fréquente depuis quelques semaines a été absolument parfait, de la première minute aux urgences jusqu'à la sortie de l'hôpital. Un modèle de patience, de soutien, et plein de ces petites et grandes attentions qui font guérir plus vite et se dire que, peut-être, cette fois-ci on ne s'est pas plantée. En tout cas, dans la catégorie "on ne commence pas par le plus facile", autrement appelée "il ne s'est pas barré après avoir vu ma tête d'hôpital donc il y a de l'espoir", c'était plutôt réussi.
Enfin, la sortie, deux jours plus tard. Juste avant, la docteure est venue me dire au revoir, et me demander si je voulais des... PHOTOS.
De mon kyste.
Oui, apparemment ça se fait. En tout cas c'est ce qu'elle a ajouté sèchement quand elle a vu la tête que je tirais.
L'espace d'une seconde, j'ai pensé que peut-être ça te ferait plaisir que je te ramène un souvenir cher lecteur, mais je me suis ravisée, parce que là vraiment, on touche aux limites de la beauté intérieure. Enfin, de la mienne en tout cas.
J'ai bien fait? Non parce que je peux encore prendre une photo de mes cicatrices si tu veux?
Héhé, MAINTENANT, tu peux aller vomir! A bientôt...





