My Funny Valentine

"La vie, c'est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber." Douceur et amertume, grands bonheurs et petites déceptions, la vie d'une bloggueuse qui mange toute la boîte. Même ceux au kirsch qui sont quand même pas très bons.*

30 janvier 2008

Cinéma, politique, Didier Super, héritage et EDF.

Quelle vie, mes amis, quelle vie!

Encore une fois, je ne poste pas souvent, mais c'est parce que je suis tout simplement DEBORDEE, je ne vois pas d'autre mot!

En plus du boulot et des travaux, figurez-vous qu'il mio amore (ben oui, il est italien, alors je ne vais pas l'appeler "mein zärtlich Geliebte" hein, et... pas seulement parce que je n'arrive pas à articuler l'allemand) a décidé que notre vie sociale n'était pas encore assez trépidante.
Aussi la semaine dernière m'a-t-il emmenée à l'avant-première du dernier Klapisch, Paris, qui faisait l'ouverture de l'opération "Tous au cinéma". D'ailleurs, au cas où ça vous intéresserait, j'ai beaucoup aimé (mais pour Klapisch je suis un public acquis d'avance, je marche à chaque fois à fond dans ses histoires...). Du grand Luchini, le duo Binoche-Duris qui fonctionne comme une évidence, Karine Viard en boulangère qui a pris cher, et Dupontel, Cluzet, etc... Un beau film chorale, toujours touchant et drôle. Bref, j'adôôôre!

Je vous en aurais bien fait un compte-rendu détaillé, mais le film sort très bientôt, je ne veux pas déflorer l'intrigue, et puis honnêtement je n'ai pas le temps, d'autant que j'en ai vu d'autres des films, puisqu'à moins que vous ne viviez dans une grotte, vous savez que pendant cette dernière semaine la place de ciné était à 3euros, alors j'ai fait comme vous, j'en ai profité!

Donc le week-end dernier, productivité exemplaire: 5 paquets de copies corrigés, 2 films vus, et de l'enduit posé dans presque une pièce entière (grâce toujours à l'aide de la main d'oeuvre italienne bon marché ;o)  )

Les films (je sais que le reste vous vous en foutez):

No Country for Old Men, des frères Cohen.
Dans la même veine que le cultissime Fargo, la neige et Frances McDormand en moins, le désert et Tommy Lee Jones en plus. Sans parler de Javier Bardem, qui m'a quasiment traumatisée. 3 étoiles.

Charlie Wilson's War, de Mike Nichols.
Bien écrit, bien rythmé, bien interprété. Un bon film américain en somme. Sujet intéressant (tiens, encore un film sur la guerre... Cette fois-ci, la guerre froide dans l'Afghanistan des Moujahiddines, circa 1980). Drôle et pertinent, mais... il manque ce petit supplément d'âme qui fait les grands films. 2 étoiles.

Demain soir, c'est la projection d'Astérisqm aux JO. Oui, je sais, il y a comme une sorte de décalage avec les films précédemment mentionnés, mais comme on m'invite, je ne vais pas faire ma snob, mais plutôt ma propre opinion.

Rajoutons à cet agenda de folie le concert de Didier Super au Trianon hier soir. Tu parles d'un personnage! D'abord, quand il commence son spectacle par "Les corons" de Pierre Bachelet, c'est jubilatoire. Ensuite, quand il entreprends de beugler ses compositions dans le micro accompagné de sa guitare, je me dis que finalement, je vais peut-être très vite mal le vivre... C'est supportable 5 minutes, mais guère plus. Heureusement, Didier Super n'a pas l'intelligence de son physique. Autrement dit, il est bien plus malin que ça, et propose en fait un véritable spectacle comique, entrecoupé de chansons, évidemment toutes plus 15ème degré les unes que les autres. Vous connaissiez sans doute déjà comme moi "Y'en a marre des pauvres", et "Y'en a des biens", il faut aller découvrir le reste! Ce qui a achevé de me rallier à son personnage, c'est que s'il joue le gros lourd à la perfection, quand le public (qui n'a de cesse de l'interpeler) fait lui aussi son gros lourd, Didier Super change de registre et contre-attaque avec beaucoup de finesse. Bref, ça fait mouche. Pas complètement con le gars, ne vous y trompez pas. Mais c'est vrai, je vous l'accorde, cela reste le seul spectacle où les gens paient pour venir se faire insulter!

Je finis de vous saouler avec mon agenda, avant de vous raconter une anecdote EDF.
Une fois n'est pas coutume, ce blog se politise légèrement (et le restera, quoique discrètement, jusqu'au 16 mars):
vendredi 1er février, Bertrand Delanoë est invité à la réunion publique de Valérie Fourneyron, tête de liste de Rouen Motivée (pour ceux qui vivent dans une grotte, ou qui passent leur temps au cinéma). C'est à 20h00, à la salle Sainte-Croix-des-Pelletiers, dans la rue du même nom. Je vous préviens, j'y serai. Quant à vous, venez, mais alors pas trop nombreux quand même, j'aimerais bien pouvoir être assise. :)

Enfin, chose promise, chose dûe, mon grand moment EDF de l'année. Extraits de ma conversation avec l'opératrice, avant-hier:
Elle: Pour ouvrir votre contrat, j'ai besoin de vos références bancaires. Vous êtes à quelle banque?
Moi: Euh..... (petite voix) la Société Générale.
Elle: (rire gêné) Ah. Oh. Euh... désolée?!
Moi: (soupir) Ouais.
Elle (compatissante, et un brin curieuse aussi): Mais euh... ça va? Vous n'avez pas été trop affectée j'espère?
Moi (mode je vide mon sac au téléphone avec une inconnue, mais à part ça je suis quand même super équilibrée): Naaaan, trois fois rien, c'est juste mon héritage et la maison au bord de la mer de mes parents qui se sont envolés, mais sinon tout va bien.
Elle: (long silence, puis timidement) Ah.
(Là elle est dégoutée, parce qu'elle pensait juste ouvrir un contrat, et à la place elle est coincée au téléphone avec une maniaco-dépressive de la crise financière qui lui raconte sa life, du moins c'est ce qu'elle pense, et pour ça elle n'a pas reçu de formation, donc elle panique. La preuve:  )
Elle: ...Bon ben, merci, et surtout, si vous changez de banque, pensez à nous rappeler!

Pour mémoire, dernier slogan en date de la compagnie:

"Si EDF ne vous le dit pas, qui vous le dira?"

 

free music

Posté par funnyvalentine à 21:42 - Rouen - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


15 janvier 2007

Je suis ici incognito.

ivresse2Verdict de la soirée dont je parlais hier:
trop-d'la-balle-ça-déchirait-grave-sa-mère!
Bah oui, puisqu'on me laisse encore rentrer dans les endroits de djeunz, j'ai décidé que j'ai encore le droit de parler comme eux.

Naaaaan, j'déconne-han.

Bon, c'était tout pareil que ce que j'avais prédit hier, m'étais pas trompée, mmph: l'odeur de pue-la-clope, les tympans qui vibrent jusque tard dans la nuit, les ados sur les banquettes etc...

Le seul petit détail que j'avais oublié, c'est que parmi ces ados, eh bien il pouvait aussi y avoir...... (vous avez deviné...) mes élèves...

Cette possibilité s'est brusquement transformée en réalité alors que, une clope dans une main, une vodka-tonic dans l'autre, je venais d'émettre un commentaire hautement intelligent sur le film non moins hautement intellectuel "Borat" (genre "Et le moment où ils courent à poil dans l'hôtel, morte de rire!!!"). Vi, c'est à ce moment même que j'ai entendu un "Wouaaaaaah! B'soir madaaaaaaaaaaaaaaaame!!!" qui m'a glacé les sangs.

L'espace d'une seconde, avisant ce jeune freluquet de 16ans lui aussi une clope et un verre à la main, j'ai failli lui demander son carnet de correspondance pour dire le fond de ma pensée à ses parents. Mais je me suis ravisée.

Après tout, je n'avais pas non plus la seringue plantée dans le bras. Je n'étais pas en train de tripoter le barman pour qu'il me parle encore de son NRJ-blog. Je n'étais pas non plus en train de danser à poil sur une table*, alors zut...

A la réflexion, c'est même peut-être une bonne chose: si cela peut aider à mettre un terme au mythe du professeur qui dort dans une armoire au lycée et qui en sort le matin à 8h30 pour ses cours... Oui, les profs aussi ont une vie, sortent, boivent, fument et s'amusent! (ok, certains plus que d'autres.) Qu'on se le dise, et qu'on arrête de me réclamer les copies le lendemain du contrôle, comme si je n'avais rien de mieux à faire de mes soirées que corriger!!!

Voilà, c'est décidé une bonne fois pour toutes, c'est même inscrit sur mes tablettes:
"A l'aise tu seras lorsqu'un élève dans un bar tu rencontreras!"

Cool. Maintenant on peut passer à l'étape suivante: je n'ai pas honte de croiser un élève au supermarché le samedi matin avec des rouleaux de PQ et une boîte de tampax à la main.

 

*Non que cela me soit JAMAIS arrivé, notez bien.

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13 janvier 2007

Rock fort

guitar_heroCe soir, concert à l'Emporium Galorium, rue Beauvoisine à Rouen: à 21h30, les 39th and Norton se produisent. J'y serai!
Outre le fait que ce soit le groupe d'un collègue, j'ai bien envie de faire un plongeon près de 10 ans en arrière et de voir ce que ça fait de refréquenter des bars étudiants...

Aaaaah, le plaisir de se retrouver dans un lieu mal éclairé, bruyant, entouré de gens qui n'ont jamais connu les microsillons, et de ressortir quelques heures plus tard avec des fringues, les cheveux et la peau qui puent la clope froide, la gorge irritée et les yeux qui piquent!! Priceless, comme dirait la pub...

En bonne néo-Rouennaise que je suis, je me suis offert une brève visite du site de ce bar, histoire de savoir où j'allais mettre les pieds. Eh bien je n'ai pas été déçue: ce haut-lieu de la vie nocturne rouennaise tire semble-t-il un certain honneur à, je cite, "helping ugly people have sex since 1997". Très classe comme sous-titre, non? Même le barman là-bas a son blog. Un NRJ-blog, la honte c'est même pas un skyblog!!! Par contre, c'est un peu le même principe: c'est bourré de fautes de français, de "MDR!!!!!!!!!" et autres "LOL!!!!!!". 'Tain, je sens que je vais adorer.

Enfin, encore faudrait-il qu'on m'y laisse rentrer! C'est que je ne suis plus de toute première fraîcheur moua! Il faut montrer sa carte étudiant à l'entrée? Et puis vais-je supporter? A mon âge, ma pauv' Lucette, on a plus l'habitude des bonnes bouffes entre amis chez l'un ou chez l'autre, au calme, avec des conversations de qualité (ouais bon d'accord, pas toujours).

La vache (copyright années 1990), est-il vraiment possible d'avoir tant vieilli en si peu de temps?

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21 octobre 2006

J'adooooore les sushis!

sun_sushiHier soir, Cher et Tendre m'a emmenée dîner au nouveau sushi bar de Rouen. L'endroit a ouvert ses portes début septembre, et cela faisait bien trois semaines que je lui cassais les pieds avec, alors...il était temps! (moui je sais, je suis une peste ;o)) )

 

Nous y avons trouvé l'accueil sympathique, et la salle bondée, ce qui est plutôt surprenant. Bah oui, l'endroit est nouveau et propose des sushis, pas exactement la spécialité du coin...

Jusqu'à présent, lorsque l'on avait envie de sushis à Rouen, l'on n'avait guère le choix: il fallait aller à Hayashi, au centre commercial St Sever, où la carte n'a franchement rien d'original. Attention, les produits proposés sont corrects, ne vous méprenez pas, mais tellement...standards. Sans surprise. Le minimum exigible d'un sushi bar, quoi... L'avantage est qu'ils livrent à partir de 28,00 euros, et qu'ils vous offrent une bière à partir de 20,00 euros lorsque vous commandez à emporter (toujours ça de pris!). Les inconvénients sont le cadre (St Sever n'est pas réputé pour sa faculté à vous dépayser) et l'accueil, très... sobre.

 

C'est donc pleins d'espoir que nous nous sommes rendus au Sun, sis 100 rue Ganterie, l'oeil alerte et la papille affutée. Les propriétaires -d'authentiques japonais, plutôt amènes comme je l'ai déjà dit- nous ont invités à nous assoir à l'étage, dans la salle réservée aux non-fumeurs. Et oui, car le Sun a cet autre avantage sur Hayashi, où la fumée n'en fait qu'à sa guise (malgré la présence pourtant extrêmement dissuasive de panneaux lui signalant qu'elle n'est pas la bienvenue à certaines tables).

 

La salle a été fraîchement rénovée, elle est donc propre, pas de soucis, mais la décoration est en revanche très sommaire: des voilages violets aux fenêtres. Point. Pas une seule estampe couleur locale aux murs, pas un seul arrangement de bambous dans un coin, même pas, je ne sais pas moua, une petite vue aérienne d'Hiroshima... ;o) Rien, nada, que tchi!
Mais après tout, le minimalisme a ses adeptes, alors ne nous arrêtons pas à cela. Et puis entre nous, l'important au restaurant reste quand même ce qu'il y a dans nos assiettes (ou en l'occurrence au bout de nos baguettes).

 

Toujours optimiste -et affamée, je me suis lancée dans une étude attentive de la carte, et peux donc maintenant vous livrer le verdict suivant: mêmes poissons, mêmes menus, mêmes prix... qu'à Hayashi (à peu de chose près). Et moi qui espérais une révolution gastronomique à Rouen!!! Je m'étais déjà prise à rêver de "fried soft-shell crablegs makis" (je ne sais pas comment ça se dirait en français, mais ce sont des pattes de crabes à la carapace extrêmement fine et qui peuvent ainsi être mangées frites, un vrai régal) et autres délicatesses...

 

Résignés, la mort dans l'âme et le sabre à portée de main, nous avons opté pour un assortiment de makis et de sushis traditionnels: saumon, california, daurade et chinchard. Heureusement, nous n'avons absolument pas été déçus par la qualité des produits: une fraîcheur irréprochable, un goût exquis! En somme, du classique, mais du bon!

 

Nous sommes ressortis de là une heure et demie plus tard, repus et satisfaits de la rapidité du service, à défaut d'avoir pu offrir à nos papilles un festin de saveurs rares et exotiques qui les eût transportées de l'autre côté du globe. Ce japonais reste néanmoins le meilleur que l'on puisse s'offrir dans notre jolie capitale haut-normande... Pour l'instant!

Sun
restaurant japonais
100 rue Ganterie - 76000 Rouen
tél: 02.32.08.09.49
compter 25-30 euros pour un menu complet, boisson, dessert

Verdict: Hara-Kiri  *  Nippon ni mauvais  *  Kowabunga!

Posté par funnyvalentine à 20:45 - Rouen - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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