My Funny Valentine

La vie, c'est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. Douceur et amertume, grands bonheurs et petites déceptions, la vie d'une bloggueuse qui mange toute la boîte. Même ceux au kirsch qui sont quand même pas très bons.*

20 janvier 2008

Joe la poisse

nuage_poisseAujourd’hui, grande nouvelle. TRES grande nouvelle même.

Depuis hier, samedi 19 janvier 2008, je suis… (roulements de tambour)… (encore un peu)… (rien qu’un tout petit peu, j’aime bien)… officiellement propriétaire de ma petite maison du bonheur !!! Ta-da !!

Comment ça, vous vous en foutez ?

Eh bien moi pas du tout, parce que mine de rien je viens d’en prendre pour 18 ans, et à plus de 600 euros par mois, inutile de vous dire que ce n’est pas la peine de compter sur moi pour faire mentir les statistiques sur le pouvoir d’achat ou relancer la consommation. Cher Président, tu l’as où je pense.

Je suis d’autant plus contente que j’ai crû quasiment jusqu’au dernier moment que la vente n’allait jamais se faire, et pas seulement à cause des petits différends qui m’opposaient au vendeur. Non, figurez-vous que c’est pile-poil ce jour-là que j’ai choisi pour avoir ce que l’on appelle communément une « panne d’oreiller »… Ca fait tout bizarre quand le téléphone vous réveille à 8h40, soit 10mn APRES l’heure de rendez-vous, que l’on vous demande « T’es où ? » et que vous vous entendez répondre très connement « Ben… j’dors. »

Un brossage des dents, un saut tout droit dans mes fringues, une séance maquillage dans la voiture et trois infractions au code de la route plus tard, je suis au rendez-vous. Je fais peur à voir, certes, mais techniquement je peux signer. Alle-fucking-luia.

Je n’ai à m’en prendre qu’à moi-même, j’aurais dû le savoir, et prévoir deux, voire trois réveils, car au fond, je savais que j’étais en pleine loi des séries… Pas de « demain est un autre jour » chez moi, non, quand j’ai la poisse, j’ai la poisse.

Tenez, prenez la veille, par exemple. Vendredi donc.

Je me lève (et je te bouscule), contente, je suis en avance. Je me lave, et perds 15mn à décider comment je vais m’habiller. Déjà, je ne suis plus que juste dans les temps. J’enfile une paire de bas, et, vous l’avez deviné, forcément j’en file un. Retour à la case penderie, je ne sais trop comment mais je réussis à trouver une tenue de secours en moins d’une minute. Je termine rapidement de me préparer, enfile ma paire d’escarpins chéris-adorés et entreprends de descendre prestement l’escalier. Arrivée quasiment en bas, j’accroche un talon à une marche, plonge en avant, manque de me briser nuque, vertèbres et coccyx, et me rattrape miraculeusement à la rampe après avoir lâché sac à main et cartable. Je me redresse, vérifie d’un bref coup d’œil autour de moi que personne n’a assisté à ce nouveau grand moment d’élégance et de sport, et me passe minutieusement en revue, car il m’a quand même bien semblé entendre un « craaaac » de mauvais augure. Résultat de mon enquête : j’ai bien toujours deux chaussures, mais… plus qu’un seul talon. Pas le temps de composer une oraison funèbre en hommage à mes escarpins, je remonte donc trois étages à toute vitesse, et à cloche-pied, sans me tordre la cheville (c’est ma façon de positiver), avise la première paire de chaussures que je trouve et qui évidemment ne va pas avec ma tenue, mais à ce stade-là, c’est devenu anecdotique, alors je l’enfile et redescends.

Je passe ainsi la journée, en me concentrant pour ignorer les regards inquisiteurs de mes élèves que, disons-le avec humilité, j’ai habitués à peu plus de goût en matière vestimentaire. ;o)

Rien de catastrophique ne se produit dans la journée, mais ma vigilance est de tous les instants.

Le soir, c'est donc épuisée par tant d'anticipation et d'appréhension que je retrouve il mio amore, et, ayant besoin de relâcher un peu la tension, je lui propose de passer la soirée tranquillement à regarder un film. Ca tombe bien, j’ai commandé des DVD la semaine dernière, dont « Collision » qu’il n’a pas vu et que j’ai très envie de revoir. Mon raisonnement est simple : si je ne bouge pas du lit, il ne peut rien m’arriver.

Double erreur.

Nous préparons notre petit coin douillet, obscurité, couette et oreillers, télé et lecteur DVD. J'attrape le film, neuf, et entreprends d'ôter l'emballage. "Tiens? Un bout de scotch" me dis-je. J'ouvre le boîtier.
Il est vide.
Neuf, mais vide?!?

Je réalise dans la seconde que je me viens de me faire &ù$#! par un employé d’amazon. My e-poisse is back.

De rage, je balance couette et boîtier, et fonce dans le salon pour prendre un autre film, bien décidée à ne pas laisser ce petit bâtard sans morale, sans face, mais avec mon DVD, ruiner notre soirée cocooning. J'appuis sur l’interrupteur du salon et bien sûr j'entends « shclick ». L’ampoule vient de griller.

Soupir. Me voilà seule, dans le noir, et après le cri de désespoir qui me monte dans la gorge («Bridget Jones, sors de ce corps !!»), un million de questions m’assaille le cerveau. Mais la seule qui retienne vraiment mon attention est celle-ci : est-il vraiment judicieux de faire un seul pas de plus dans cette pièce, sachant que je vais selon toute vraisemblance soit me prendre les pieds dans un câble et m’étaler de tout mon long en m’éclatant la tête contre un angle de la table basse, soit me cogner contre un quelconque objet ou meuble sur mon chemin et m’infliger un énième hématome sur la cuisse en plus de la culpabilité d’avoir obligatoirement cassé un objet qui ne m’appartient pas car je ne suis pas chez moi ? La réponse est de toute évidence : non.

Hop, retour sous la couette, d’où je jure de ne plus bouger jusqu’au lendemain matin.

« Careful what you wish for » dit un adage anglais (“Fais attention à ce que tu souhaites”).

Ca aussi, j'aurais dû le savoir... si seulement j’avais pensé à préciser l’heure, pour le lendemain matin...

Posté par funnyvalentine à 21:53 - Et vous trouvez ça drôle? - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

    Ma???

    "il mio amore"...

    hihihi..
    je relève c'est tout.. je relève..

    bon allez enlève ton costume de Bridget et reprend le dessus, tout ça c'est à cause d'une petite fatigue passagère.. (bon sauf l'assurance et le DVD que c'est à cause qu'il existe dans le monde des enfoirés..)

    Posté par la FdR, 23 janvier 2008 à 14:43
  • Félicitations pour la grande nouvelle!!!!C'est génial tout ça! Maintenant, on veut des photos!
    Gros bisous de San Diego sous la pluie

    Posté par Dotty, 29 janvier 2008 à 00:38
  • On avait tous relevé l'italien dans le texte !!

    N'est-ce pas les garçons ^^ ?

    Posté par Deep, 29 janvier 2008 à 19:32
  • >> la FdR: alors je n'ai pas encore mis le costume de Bunny qu'a un temps arboré si crânement cette chère Bridget, mais je te remercie de l'idée pour le prochain mardis-gras!

    >> Dotty: Ma parole, c'est l'enfer San Diego! Quand tout ne brûle pas, il y pleut! Au moins, ça te rappellera un peu la Normandie...

    >> Deep: je précise que c'est un italien fréquentable, c'est-à-dire qui soutient la France en cas de confrontation sportive entre nos deux pays! Les Italiens oui, les tifosi non!

    Posté par MyFunnyValentine, 31 janvier 2008 à 00:51
  • Hahaha, extra ce billet.
    On en a toutes des journées comme celle-ci, mais la façon dont tu racontes ça on se croirait dans tes escarpins, c'est génial
    Allez courage, dis donc que tu as eu ton quota de poisse pour un bon moment et roule ma poule !

    Posté par Blue Velvet, 29 février 2008 à 13:28

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