My Funny Valentine

"La vie, c'est comme une boîte de chocolats. On ne sait jamais sur quoi on va tomber." Douceur et amertume, grands bonheurs et petites déceptions, la vie d'une bloggueuse qui mange toute la boîte. Même ceux au kirsch qui sont quand même pas très bons.*

25 juin 2007

Pas glop.

chaussettes_longues

"Vous n'avez pas obtenu satisfaction à votre demande de mutation."

Voilà, c'est cette petite phrase lapidaire mais assassine qui m'a accueillie sur le site du rectorat ce midi.
Du coup j'ai le moral dans les chaussettes, et les appels des collègues et autres chefs d'établissement pour le remonter n'y font pas grand chose. Je suis proprement dégoûtée, car les chances que j'enseigne à nouveau dans le même établissement que cette année sont infinitésimales. Au lieu de cela, je risque fort de me retrouver en collège (beuâââârk) et/ou à perpet' de Rouen...
Joies et bonheurs de travailler pour l'Educachion Nachionale...

Pour parler de choses plus gaies, mais pas tout à fait sans rapport, le concert de Jehro vendredi soir était vraiment chouette, (même si je ne suis sans doute pas totalement objective, j'adôôôôôre ce qu'il fait). Il y avait pas mal de monde, l'ambiance était à la cool, d'ailleurs ça sentait bon la détente... jamaïcaine tout autour de nous, si vous voyez ce que je veux dire. Et puis Jehro et "sa team", comme il dit, ont vraiment assuré. L'avantage est que cet artiste vient de la scène, où il est clairement dans son élément, il n'a pas été marketé ou imposé par une major, à l'inverse de tant d'autres pseudo-chanteurs qui ont autant de charisme sur scène qu'un pingouin.

Donc bref, c'était un très bon moment, et je retournerai le voir dès qu'il reviendra dans la région, c'est clair.

"Bon, c'est bien, mais c'est quoi le rapport avec le début du billet?", me dites-vous fort à propos. Le rapport, c'est simplement que j'ai revu pas mal d'élèves pendant la soirée, qui ont eu la gentillesse de se déplacer pour venir me saluer à tour de rôle, ce que NON, ils ne font pas avec tous leurs profs, nan mais! Mais comme ma super cop's Laurianne qui était avec moi me le faisait remarquer, c'est peut-être aussi parce que le premier qui est venu m'a fait la bise, et il a dû aller raconter ça à ses copains, qui du coup se sont déplacés pour la même chose... "Ouais trop fort, j'ai fait la bise à la prof!!"
Non mais... ce qu'on est cucul à 16 ans quand même... Certes, c'est toujours bon de vérifier sa côte de popularité ;o) mais je me dis que je dois être un chouïa trop cool en classe quand même...

Enfin voilà, ça m'a fait vraiment plaisir de les revoir, parce que j'ai passé une super année avec eux, ce sont des gamins vraiment sympa, et du coup, j'ai encore plus les boules de savoir que je ne les reverrai pas à la rentrée...
Et voilà, ça recommence, j'ai les chaussettes qui tombent... Ouiiiiiiiiiiiin!!!!

 


Posté par funnyvalentine à 19:07 - EducaCHIon NaCHIonale - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


21 juin 2007

J'ai oublié...

sosEpilogue (du moins je l'espère) de l'histoire de l'amant médiocre qui vous a tant fait commenter... Figurez-vous qu'il m'a rappelée!! Oui bon, dans l'absolu, il a le droit, après tout on est potes, mais bon en l'occurrence c'était pour me demander si j'étais à Rouen (comprenez "chez moi") le week-end dernier, parce qu'il passait justement par là (comprenez "il fait quand même un détour") et espérait que j'aurais un peu de temps libre (!!!) à lui consacrer (comprenez... euh bah non, rien, c'est assez clair).

Naaan mais... sans déconner?!

J'ai donc pu lui dire que j'étais désolée, vraiment hein c'est trop balaud, mais ayant quitté Rouen, vraiment, y'avait pas moyen...

Pffffiouuuuu...

C'est pourtant pas faute de lui avoir dit ce que j'ai pensé de sa "performance" de l'autre jour...  (bon, avec les formes hein, suis pas complètement dépourvue de coeur). Mais comment faut-il lui dire pour qu'il comprenne? Suis pas non plus le Secours Populaire du sexe merde!!

Des conseils? (n.b: venir lire ce blog n'est pas une option...)

Posté par funnyvalentine à 16:29 - Et vous trouvez ça drôle? - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Under pressure.

laptopA la demande générale, et sous les viva de la foule en délire, me revoici.

Sans plus tergiverser, mettons les choses au clair: si je n'ai rien posté depuis 15 jours, ce n'est ni à cause du boulot (même si j'en ai encore bouhou), ni à cause de squattage de pc familial (comme les Rois Mages en Galilée suivaient des yeux l'étoile du Berger, mon vaillant vaio va où je vais, fidèle comme une ombre, jusqu'à destination), ni même en raison de consommation de temps libre (© cédric) effrénée. Non, au risque de vous décevoir, mon silence est plus dû à... une bonne grosse flemmingite aiguë...

Voilà, c'est dit (et là j'ai envie de rajouter "faute avouée, lalala..."). Mais bon, je me suis toujours promis que ce blog ne serait jamais une contrainte, et que je ne posterais que lorsque j'en aurais envie, lorsque j'aurais un truc sympa à raconter, mais surtout pas tous les jours, histoire de poster pour poster et de se mettre la pression.

Bon, j'ai bien conscience que cela ne rachète en rien le lâche abondon dont tu te sens peut-être victime, lecteur vénéré, mais au moins tu as déjà une partie des données du problème.

L'autre partie, c'est qu'il ne s'est rien passé de transcendant non plus dans ma p'tite vie ces 15 derniers jours, donc je ne vais pas en plus de ma prose t'infliger ce vide de sens quotidien, héhé, vois comme je pense à toi.

La preuve: est-ce que, sincèrement lecteur, tu peux me regarder dans le clavier et me dire que tu aurais adôôôôré lire le compte-rendu détaillé et forcément passionnant de mon déménagement (et comment on a sorti le canapé par le balcon), de mes 11 heures de ménage avant l'état des lieux de sortie (avec la liste des mérites divers et variés de l'antikal, du cif et du k2r moquette), de mon rendez-vous avec ma banquière pour une simulation de crédit immobilier (oh la la attention, les taux remontent, suspense et sueurs froides), de mon rendez-vous chez le garagiste pour refixer le pot d'échappement qui menaçait de se faire la malle (avec plein de termes techniques pour m'expliquer ce que je dois faire changer d'autre que je comprends même pas, même si j'ai dit oui-oui-bien-sûr-je-vais-l'faire), ou encore comment j'ai conduit mon papa à la clinique pour une biopsie (vraiment pô drôle, même s'il n'y a rien de grave), comment j'ai bien nettoyé ma voiture ce matin (non!!! aucun rapport avec un éventuel temps libre dedans, ewwwwk! tu as vraiment l'esprit tordu, lecteur, sache-le), comment je suis allée chercher mes copies de bac à corriger (et ai assisté à des débats surréalistes entre profs qui planent à 100 000 et qui sont pas foutus de se mettre d'accord sur quelles réponses accepter ou pas -si eux ne comprennent pas le texte ou les questions, je n'ose même pas penser à leurs élèves...), ou encore comment j'ai revu ex-Cher et Tendre qui m'a miné le moral pendant 2 jours, comment j'ai rencontré un ancien copain de lycée en allant faire des courses à leclerc (même qu'il m'a plus fait pitié qu'envie, et c'est pas drôle non plus), comment j'ai fait la télédéclaration d'impôts de mon père, de mon frère, comment j'ai trouvé un générateur de mots croisés pour ma mère, et comment de manière générale je passe mes journées à faire la hotline avec tout le monde à la maison.

Voilà, et ceci n'est qu'un mince échantillon.

Tu vois mieux maintenant à quoi tu as échappé? Ah ah, tu fais moins le malin maintenant, hein?

Non, vraiment, je me dis que j'ai bien fait de réprimer ma logorRhée habituelle, et de ne garder que les morceaux de choix. Encore que... ce choix se discute, mais tu ne vas pas faire le difficile non plus ,hein?

Non, les seules choses dont j'ai vraiment envie de te parler, toi qui a déjà bien du mérite si tu as lu jusqu'ici, sont au nombre de trois: un film, un concert, et un blog.

  1. Le film: normalement, tout le monde l'a déjà vu, étant donné qu'il est sorti il y a au moins 6 mois et a raflé une tonne de prix, mais moi et ma réactivité légendaire, on se réveille seulement maintenant. Das Leben der Anderen, ça s'appelle. Oui, c'est un film allemand. Y'en a des bons, faut pas croire. En Fransözisch, ça s'appelle La vie des autres, et c'est tout simplement bouleversant. Du genre qui continue à vous hanter longtemps après que le générique est fini. Je n'avais pas vu depuis belle lurette une histoire aussi captivante, et des acteurs si justes, tout en retenue, et pourtant complètement envoûtants. Ce regard de l'officier Wiesler... Oui bon ok, j'ai pleuré comme une madeleine à la fin, ça va, mais si tu n'as pas eu la larmichette à l'oeil toi aussi, c'est que tu n'as pas de coeur.
  2. Le concert: c'est tout de suite plus réjouissant, rassure-toi! Demain se produit Jehro, un petit jeune dont je te parlais il y a quelques temps et dont incidemment, la musique a bercé mon coeur quand il avait mal. C'est au Grand-Quevilly, dans le cadre du festival "Un Printemps au Parc", au parc des Provinces donc, à 21h00, et cherry on the cake, c'est gratuit!!! Nan mais si elle n'est pas belle la vie... Quoi? Qui c'est Jehro? Si ton oreille ne s'est pas encore laissée charmer par sa chanson "Everything" qui a pas mal tourné en radio, va voir son site, déplace-toi demain soir, et aussi, prie pour qu'il fasse beau, c'est en plein air.
  3. Le blog: j'ai l'immense plaisir d'annoncer que j'ajoute une nouvelle adresse à ma blogroll, dans la catégories "blogs poilus" (même si je n'ai jamais rencontré son auteur, j'ai quand même compris qu'il s'agissait d'un homme, et non des moindres...;o) ) Toi aussi lecteur, tu le connais, puisqu'il honore régulièrement les commentaires ici de sa plume savoureuse... Mais je te laisse deviner qui c'est, si ce n'est déjà fait. Le blog? Eh bien, il est très justement (et drôlatiquement) baptisé Le blog de plus... Je ne dévoile rien, va vite le voir.

        Enjoy!

Posté par funnyvalentine à 16:29 - Ma vie, mon oeuvre - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juin 2007

On a toujours besoin d'un plus mal en point que soi.

mal_au_dosJe profite d'une petite rémission pour publier ce post que je traîne depuis 4 jours.
Le thème de cette semaine sera donc "courbatures en tout genre". Vous m'excuserez si mon écriture tremble un peu, j'ai du mal à soulever mon pc pour le poser sur mes genoux.


Je m'explique: le week-end dernier, j'étais de mariage (celui de ma super cop's Laurianne et de son bel amoureux Sylvain). La fête était sublime, merci de demander, mais moins que la mariée. Bon, j'ai versé ma petite larme d'émotion en y allant, et puis à la mairie, et puis aussi à l'église, mais je suis une vraie taffiole quand il s'agit de mes copines, que voulez-vous... (Au fait, pour les photos et autres anecdotes, ça vient, mais plus tard.)


Tout ceci ne vous explique pas comment je me suis retrouvée avec ma première série de courbatures, me direz-vous. Eh bien c'est très simple: comme lors de précédents mariages, je n'ai pas pu m'empêcher de mover mon body sur le dancefloor jusqu'à épuisement du DJ. Bien sûr, inutile de préciser que je portais des talons. Et que le champagne aidant, je n'ai pas senti que j'atteignais mes limites. Alors voilà, une fois de plus, le lendemain au réveil (enfin, trois heures de dodo plus tard exactement), c'était pas joli-joli... Les mollets raides comme des bouts de bois... Et dire que j'avais juré que l'on ne m'y reprendrait plus...


Ensuite, comme je suis un peu maso sur les bords, je me suis inscrite à une sortie UNSS ce mercredi (l'UNSS, pour les béotiens de l'Educachion Nachionale, c'est le sport scolaire). Au programme: VTT et accrobranche.
Bon j'ai fait de mon mieux hein, mais vraiment dans la super grande côte de la forêt de St Martin de Boscherville, j'ai craqué... et j'ai fini en poussant mon vélo (mais j'étais pas la seule!!!). Ce qui ne m'a pas empêchée d'arriver en haut rouge écarlate et en sueur, mais au moins, j'étais encore en vie, à ce moment-là.


En soi, à part cet épisode pas glamour du tout, j'estime avoir plutôt assuré, surtout à côté des fous (les collègues d'EPS) et de ces petits êtres maléfiques qui pédalent mieux dans la nature que devant leurs copies (les élèves).


Puis vint l'accrobranche.


Trop facile.


Même pas mal.


Enfin, pas sur le coup.


De toute façon j'ai toujours eu un petit côté "Moi Jane, moi vivre très bien perchée dans les arbres parmi les écureuils". Sérieusement, j'ai fait tous les parcours, même le noir (= le plus difficile) sans broncher. A mon rythme, certes, mais sans broncher. Je me suis bien marrée (j'adôôôre les tyroliennes!) et puis de toute façon je ne pouvais pas reculer, j'avais toujours un élève 10 mètres en bas pour me regarder et me crier "Ouaiiiiiis madaaaaame, allez-y!!!" Genre j'ai pas la pression du tout, c'est cool.


Et pour finir, l'idée du siècle: le parcours du combattant.


Et là, c'est le drame.


Les filets: trop facile. Les étriers? Fingers in the nose. Ah. La marche de funambule sur un filin. Trois pas plus loin patatras, on retrouve la funny valentine, qu'avait plus du tout envie de rigoler, par terre, avec une partie de ses lombaires accrochée à la petite plateforme en bas du filin. Oui parce que je suis tombée en arrière. Bref, c'est pas clair, je sais, mais ce qu'il faut comprendre c'est que j'ai pleuré ma mère. A ma décharge, on a fait ce parcours juste après le pique-nique, et le vin de sureau n'était pas dégueu. Ceci explique peut-être cela...


Voici donc pourquoi le soir je suis allée me coucher à 21h00. Et comment le lendemain matin je n'ai pas pu me "lever" à proprement parler, j'ai dû me laisser glisser du lit, puis ramper jusqu'à la douche...


Moi, quand je vois des gens comme vous qui rigolent en se disant "elle l'a bien cherché", je pense encore à ce type en jean et chemise dont nous avons croisé le chemin en revenant en vélo à Rouen, le soir. Je l'ai aperçu alors qu'il se laissait glisser lui aussi, sur le ventre, la tête la première, d'un talus en contre-bas de la Sud III (une 2x2 voies soi-disant rapide à Rouen, pour les non-Rouennais). Au moment où je suis passée à sa hauteur, il a relevé la tête et a crié au secours. La détresse s'entendait clairement dans sa voix. Le genre de voix qui glace les sangs. Je me suis arrêtée quelques mètres plus loin avec un groupe d'élèves et ai appelé les pompiers. Je n'ai pas osé m'approcher (on ne sait jamais, et puis pas avec des élèves, leur sécurité avant tout -remarquez à quel point je suis une professeure dévouée) et ai attendu que mes collègues hommes, les fous baraqués du sport, arrivent.


Il s'avère que ce monsieur avait eu la brillante idée de vouloir rentrer chez lui, à pied, jusque là pas de problème, mais... EN... COUPANT LA SUD III !!!!! Simplement parce qu'il ne voulait pas faire le grand tour. Et en sautant un parapet de bord de route, dans sa précipitation, il s'est mal récupéré et s'est brisé... les deux chevilles. Gloups. Lorsqu'on l'a trouvé, cela faisait deux heures qu'il rampait pour atteindre la route et qu'il était ivre de douleur...


J'espère que les pompiers, ces gens formidables faut-il le rappeler, se sont bien occupés de lui. Nous? On est rentrés en silence du coup.


Enfin, jusqu'à mon premier cri de douleur à moi aussi, ce matin.

Et voilà qu'arrive ce moment terrible où mon post est fini, et où je dois à nouveau soulever mon pc pour le virer de sur mes genoux... J'ai maaaaaaaal aux bras!!! Et dire que je déménage dans deux jours... Bouhouhou... :o((

Posté par funnyvalentine à 20:23 - Et vous trouvez ça drôle? - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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